Après la période des défricheurs, les techniques ont évolué lentement.
« Au début des années 1920, c'était un plaisir de chausser des raquettes
pour marcher entre les arbres et suivre le traîneau qui portait le quart,
un tonneau d'une capacité de 30 gallons (114 litres). Nous nous amusions comme
de jeunes chiots sur les chemins de la cabane. Tout le monde, même les plus
jeunes, mettaient la main à la pâte. Un joug
sur les épaules, les plus vigoureux allaient d'un arbre à l'autre pour
vider les seaux dans le tonneau de la sleigh.»
Ci-dessous, une oeuvre
de Jiri
Janu
peintre québécois de grande réputation.
« Quand le tonneau
était plein à déborder, on retournait à la cabane pour le transvider à la
chaudière dans une grande cuve de bois (ou un réservoir) installée à
proximité du bassin à bouillir. Ces efforts physiques au grand
air nous rosissaient les joues et nous mettaient vite en appétit. Nous avions
tous hâte de voir arriver le grand moment du festin : du sirop durcissant sur la
neige, du pain
de ménage tout chaud sortant du four, des fèves au lard au lièvre et des
crêpes géantes arrosées de sirop d'érable. »
La façon ancienne de faire les sucres disparut lentement. Dans les années 1930, l'arrivée des évaporateurs Champion ou Cantin et des récipients en tôle galvanisée a donné naissance à la cabane à sucre traditionnelle.